L’immobilier en Algarve en 20019

Posté dans : Billets de Florent | 0

Je réactualise mes commentaires sur le marché immobilier qui a beaucoup changé ces dernières années passant de la crise à l’euphorie.

Une multitude d’agences immobilières sont apparues  et nombreux (portugais et étrangers) se sont convertis en agents immobilier souvent sans aucune connaissance technique ni juridique de ce marché.

Suite à cette frénésie qu’a vécu l’Algarve, ou pratiquement tout trouvait preneur à tous les prix, le marché s’est ressaisi, il est actuellement en train de se réguler en marquant une pause dans la hausse et dans la demande.

Les acheteurs sont devenus plus attentifs, plus patients,  plus exigeants et aussi mieux avertis sur les risques de transactions trop hâtives et irréfléchies.

L’époque de l’ultime argument commercial consistant en un sonore « cela se vend comme des petits pains » est bel et bien finie et heureusement !

Nombreux sont aussi les futurs acquéreurs qui pensaient venir au Portugal pour acheter peu cher une perle… Mais nous ne sommes pas dans le tiers monde et même si les prix avaient chuté pendant la crise, un certain niveau s’était maintenu car l’Algarve a toujours été une région prisée.

Aujourd’hui, les mauvaises expériences de certains acheteurs étrangers ont aussi montré les limites d’un marché en implosion :

  • La qualité de construction pas toujours au rendez-vous surtout pour les maisons et condominiums achevés pendant les années de crise (2008-2014) fini au moindre coût ou repris par les banques à l’économie…
  • L’absence de confort des maisons plus anciennes surtout pour y passer l’hiver, chauffage inexistant, manque d’isolation, problème d’étanchéité, problème de salpêtre.
  • La difficulté administrative et l’attente pour obtenir des autorisations de travaux de construction ou de rénovation,  la nécessité hors agglomération de multiplier les demandes auprès des services différents et indépendants délivrant chacun une partie du précieux sésame.
  • Le retard et le non-respect des délais et des prix de trop nombreux artisans et constructeurs qui ont accepté après la crise tous les chantiers et se retrouvent maintenant dépassés !
  • La difficulté en général de trouver une main d’œuvre de qualité suite aux départs de nombreux travailleurs qualifiés pendant la crise financière, situation qui provoque aussi une augmentation des prix de construction.
  • Les promesses de certaines agences ou vendeurs relatives à la faisabilité et à la budgétisation  de votre projet lors de l’acquisition.

Tous ces problèmes pouvaient être surmontés quand l’achat avait eu lieu pendant la crise à un prix bas, mais depuis que les prix sont montés, l’addition finale peut se montrer salée et l’attente et les déconvenues insupportables, surtout pour un retraité qui casse ses économies tout en devant attendre de long mois pour pouvoir jouir enfin de son bien…

Aujourd’hui nous sommes rentrés à mon avis sur un marché plus sérieux, plus professionnel et nombre d’agences immobilières risquent à terme de fermer faute d’adaptation.

Les futurs acquéreurs deviennent plus exigeants, plus regardants, ils en veulent pour leur argent !

Les professionnels doivent maintenant privilégier le conseil, l’accompagnement. Travaillant en partenariat avec plusieurs acteurs de ce secteur, je perçois les changements dans l’approche stratégique, dans le comportement avec la clientèle et dans l’évolution des services proposés.

De petites agences animées par de très bons professionnels sont présents sur ce marché, ils sont à l’écoute des acheteurs et savent défendre leurs intérêts. Ils proposent  de nouveaux services et apportent une vraie valeur ajoutée de par leurs expériences, leurs conseils et  leurs réseaux (avocats, architectes, artisans).

Ils parlent enfin votre langue ou se font accompagner de telle manière qu’ils ne laissent pas de place à la confusion ou à l’incompréhension.

Pour les grandes agences (et je ne vais pas me faire des amis !) Tout réside sur votre interlocuteur car le système existant précarise à la fois le collaborateur commercial, (pas de salaire fixe, pas de défraiement, pas de couverture maladie) mais offre en contre-partie une propriété sur l’annonce lui  « appartient », qu’il ne parle pas votre langue, qu’il ne maîtrise pas tous les aspects et juridiques, il reste votre seul interlocuteur en se retrouvant de fait l’obligé du vendeur dont il défend les intérêts. Pour résumé, à choisir, il préfèrera perdre l’acheteur que le vendeur…

Heureusement, il existe des perles, j’en ai rencontré dans de grosses agences d’origine américaine, qui nourrissaient une passion pour leur métier, qui était professionnels et d’excellents conseils.

Ma conclusion pour celui ou celle désirant acheter un bien en Algarve est soit :

  • De trouver le bon professionnel qui saura vous représenter et vous accompagner

surtout si vous n’avez pas arrêté(e) définitivement votre choix, que vous ne parlez pas le portugais, que vous souhaitez éviter les problèmes et les déconvenues. Cette personne pourra ainsi vous proposer les biens de son agence, ainsi que ceux d’autres agences avec lesquelles existent des partenariats. Ce qui vaut pratiquement pour tout le marché, le mandat exclusif étant très rare au Portugal et la même annonce se retrouvant souvent dans de nombreuses agences.

  • Si vous n’êtes pas pressé, que vous avez le goût du risque et de l’aventure, vous pouvez alors chercher en solo pour éviter les 5% + IVA de frais d’agence,
  • Vous pouvez aussi éplucher les sites des grandes agences où l’offre foisonne mais ou malheureusement parfois la quantité remplace la qualité…
Suivre Florent:
Avec mon épouse , tous les 2 retraités, nous avons établis notre résidence en Algarve dans la région de Tavira depuis 2017...
Derniers billets de

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.